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« Une technique innovante et une formation unique en Europe »

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Longtemps critiquée pour ses activités polluantes et parfois risquées, la chimie a entamé le tournant durable depuis quelques années, grâce à une prise de conscience et à l’apparition de nouvelles technologies sur lesquelles il est possible de se former. 3 questions à Frédéric Lamaty, directeur de recherches au CNRS.

Qu’est-ce que la chimie verte ?

C’est une approche qui s’est développée pour une chimie moins polluante et dangereuse. L’objectif est que ce type de chimie prévale dans le futur. Elle s’articule autour de 12 principes émis il y a une vingtaine d’années, qui donnent des pistes à suivre pour une chimie plus durable, par exemple éviter les déchets, faire appel à des matières renouvelables, réduire le nombre d’étapes, donc la consommation d’énergie et la quantité de matière première utilisée, pour la fabrication des composés, etc. Dans l’ensemble, ces principes sont bien compris par les laboratoires, les entreprises et les organismes publics, mais leur application universelle prend du temps. Pourtant, il y a un triple enjeu : réglementaire, puisque les lois évoluent et interdiront d’ici deux ou trois ans l’utilisation de solvants organiques, qui peuvent être toxiques, par exemple ; environnemental et social ; et économique, avec notamment des avantages en termes d’image pour les entreprises qui se tournent vers la chimie verte.

Quel est le rôle de la mécanochimie ?

L’un des moyens de se tourner vers la chimie verte est de développer une chimie qui permet de s’affranchir de l’utilisation de solvants organiques. C’est là qu’intervient la mécanochimie. C’est une technique de broyage et de mélange qui permet aux molécules de se rencontrer en l’absence de solvant, de faire réagir des solides ou des liquides entre eux. Il existe deux technologies principales : le broyage à billes et, plus récemment, l’extrusion réactive, technique dérivée de l’industrie du plastique. On peut travailler avec des extrudeuses qui permettent de mélanger les matières premières et éventuellement les chauffer pour récupérer en continu le produit de la transformation.

Quelles formations proposez-vous ?

L’une des formations développées par le CNRS dans la chimie durable repose sur cette technologie, qui était connue en chimie inorganique et est très utilisée dans la chimie des batteries, mais reste peu appliquée en synthèse organique. Nous apprenons aux participants à se servir de ces appareillages et à maîtriser la théorie pour faire de la chimie sans solvants. De nombreuses personnes avec qui nous collaborons sont très intéressées par ce domaine, car même si cela parait relativement simple sur le principe, l’application est plus compliquée et demande une véritable expertise. La formation est ouverte aux techniciens (Bac +2), aux ingénieurs et chercheurs. Il faut bien sûr un minimum de bagage en chimie de synthèse, principalement en chimie organique. Il s’agit d’un stage de deux jours dont la première session aura lieu en avril 2020. C’est une technologie innovante et une formation unique en France et en Europe !

Dans la thématique « Chimie éco-compatible », CNRS Formation Entreprises propose aussi des formations sur la transformation de la biomasse en produits chimiques de spécialité, sur la catalyse photoredox, sur la synthèse organique en microréacteurs et flux continu, ou encore sur les métriques de la chimie verte pour une optimisation éco-compatible.

Propos recueillis par Séverine Dégallaix

Découvrez la formation en mécanochimie de CNRS Formation Entreprises


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